Ce que je voulais que ce livre fasse.
Être pensé pour les adultes. Pas un livre d’éveil dans lequel on aurait remplacé le héros par un prénom de grand-mère. Le ton, le rythme, les références : tout est écrit pour quelqu’un qui a vécu, qui a une mémoire, qui n’a pas besoin qu’on lui parle comme à un enfant.
Ne pas s’ouvrir qu’avec les yeux. Une page laisse écouter, pour de vrai, les chansons qui passaient cette année-là. D’autres pages s’animent, se remplissent, se déplient. C’est un livre qu’on feuillette à plusieurs, qui fait reconnaître, qui fait rire, qui fait remonter.
Pouvoir y mêler les proches, en secret. Si vous le voulez, les proches de la personne peuvent y glisser un mot — sans qu’elle le sache, et sans qu’elle vous voie le faire. Le livre devient alors un secret préparé à plusieurs, et révélé ensemble.
Reposer sur ce que vous savez d’elle. Chaque récit s’écrit à partir des détails que vous me confiez : ses passions, ses manies, les gens qui comptent, l’époque qu’elle a vécue… Si vous m’écrivez « il déteste qu’on touche à son café », c’est ce détail-là qui se retrouvera dans le livre, à sa façon, à sa juste place.